Résumé des principales attractions testées dans la ville de Punta Arenas…

Punta Arenas est une petite ville portuaire de la Patagonie Chilienne où nous avons posé nos sacs pendant deux jours afin de prendre un vol pour Santiago.

Au départ d’Ushuaïa, nous avons pris un bus de la compagnie Bus Sur pour 11 heures de trajet et 900 pesos par personne.  Ce sera l’occasion de franchir le détroit de Magellan (avec le bus sur un ferry), qui doit son nom au premier explorateur européen à l’avoir traversé (Fernand de Magellan).

détroit de magellan

Pour se déplacer dans la ville de manière économique, rien de bien difficile, il suffit de faire signe à un collectivo (taxi collectif) pour qu’il s’arrête et lui donner votre destination. Le prix de la course est affiché sur le pare-brise.

La ville de Punta Arenas et sa zone franche

On s’attendait à une ville paumée au Sud du Chili, coincée dans son fameux détroit… ce fut tout autre. L’architecture de Punta Arenas est jolie, certaines routes sont pavées, les maisons sont colorées et le front de mer est fort agréable. Seuls les vents soufflant à au moins 80km/heure lors de notre venue (et pouvant aller jusqu’à 130km/heure) perturbent la tranquillité de la ville. Nous avons même hésité à sortir le premier jour tellement le soufflement était impressionnant. Mais qu’à cela ne tienne, nous n’allions pas perdre une journée… l’expérience est amusante, nous sommes littéralement bousculés par ce vent et tentons tant bien que mal d’avancer au travers des rues désertées. Cette région du Chili est la proie régulière de forts vents qui viennent ensuite frapper l’Argentine et contribuer au maintien des glaciers tel que le Perito Moreno à El Calafate.

Punta Arenas comprend aussi une zone franche (la zona franca) regroupant le plus grand centre commercial de Patagonie Chilienne et Argentine. Les produits y sont vendus à prix détaxés, ce qui tombe bien car nous avons besoin de nous acheter un nouvel appareil photo. Quelle surprise alors de constater que même si les prix sont bien plus bas qu’en Argentine, ils restent sensiblement supérieurs à ceux de France. Nous négocions, les prix baissent mais restent toujours au-dessus de ce que l’on trouve par chez nous. Tant pis, nous passons notre chemin. N’espérez donc pas faire de bonnes affaires ici.

Le cimetière municipal

Une des attractions phare de le ville est son cimetière. Un peu comme celui de Recoleta à Buenos Aires, il a la particularité d’être insolite, parfois extravagant, arboré et très bien entretenu. On y trouve un monument dédié aux indiens Selk’nam, peuple qui eut jadis habité la région. L’entrée est bien évidemment gratuite.

Le musée Nao Victoria

L’attraction que j’ai sans aucun doute préférée à Punta Arenas est la visite du musée Nao Victoria. Ce musée extérieur abrite des répliques grandeur nature de bateaux d’explorateurs. Les imaginer bravant les océans sans savoir ce qu’il allaient rencontrer/trouver et partir à la découverte de nouvelles routes maritimes et terres est magique. Visiter l’intérieur de ces bateaux permet en outre de mieux appréhender les conditions de vie difficiles des navigateurs de cette époque : les cales sont très sombres et à la vue de l’isolation inexistante, il y faisait assurément très humide et le confort était plus que rudimentaire. Les reconstitutions montrent les principaux corps de métier présents dans ces bateaux (charpentier, cuisiner,…) ainsi que les outils de navigation et armes de l’époque. L’entrée n’est que de 3000 pesos par personne incluant un audio-guide en français.

Un peu d’histoire donc sur les navires présents :

– le Nao Victoria de Magellan avec ces 27 mètres de long et ces 85 tonnes accueillait 45 membres d’équipages. Il faisait partie de la flotte d’expédition au départ de Séville en 1519 dans le but d’atteindre les îles des épices en naviguant vers l’Ouest. Ainsi, Magellan chercha un passage qui permettrait de passer à l’Ouest de l’Amérique (d’où le détroit portant aujourd’hui son nom). Trois années plus tard, seul le Nao Victoria revint au port par l’Est, faisant du navire le premier à réaliser un tour du monde. Magellan quant à lui ne rentrera pas, tué aux Philippines en avril 1521 par les indigènes. Bref, c’est sans conteste ‘THE’ attraction du site. La navire est magnifique !

– le HMS Beagle, qui fut l’objet de plusieurs expéditions d’exploration. La première dans les années 1820 aboutie à la nomination du « canal du Beagle » au Sud de l’Amérique du Sud. Une autre, gérée entre 1831 et 1836 par le capitaine Robert FitzRoy en compagnie d’un certain Charles Darwin, permis à ce dernier de développer sa théorie évolutionniste et l’origine des espèces.

– l’Ancud, navire qui réalisa en 1843  la prise de possession du détroit de Magellan au nom du Chili.

ancud

le James Caird, petit bateau de 8m de long qui avec 6 membres d’équipage a réalisé un voyage « exploit » de près de 1300 km jusqu’à la Géorgie du Sud. En effet, après la perte de son navire et bloqués avec tout son équipage sur l’île inhospitalière de l’Eléphant, Ernest Shackelton et quelques uns de ces hommes décident en avril 1916 de braver l’océan, ses vagues de 18 mètres et ses icebergs sur ce petit bateau afin d’aller trouver de l’aide et revenir secourir leurs compagnons restés sur l’île en plein hiver antarctique. Après bien des difficultés, ce sera chose faite en septembre 1916 car tout l’équipage fut sauvé.

james caird

Si cet article vous donne envie d’en apprendre un peu plus sur ces explorateurs en quête d’aventures et de découvertes (un peu comme nous autres voyageurs à toute petite échelle), je vous suggère ce lien.

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