Outre la visite des temples d’Angkor, de nombreux visiteurs profitent d’être à Siem Reap pour faire une pause-temples et se rafraichir sur le Tonle Sap, le plus grand lac d’eau douce d’Asie du Sud-Est. Découvrez notre récit pour éviter les arnaques.

Le Tonle Sap a la particularité de subir des variations alternatives de courant entre le lac et le Mékong selon la saison. Ainsi durant la saison des pluies, le Mékong se déverse dans le Tonle Sap, ce qui a pour conséquence d’augmenter considérablement le niveau de l’eau passant de 1m à 9m. Inversement, c’est le Tonle Sap qui s’écoule vers le Mékong en saison sèche, faisant redescendre le niveau de l’eau. Les villages construits autour du Tonle Sap se sont adaptés à ces variations grâce à des constructions ingénieuses qu’il est possible d’aller voir.

Les villages sur le Tonle Sap

En rayonnant autour de Siem Reap, vous avez 3 possibilités pour observer ce phénomène :

  • le village flottant de Chong Kneas situé à 15 km de Siem Reap : bien que proche, je pense que comme nous vous éliminerez cette option « attrape-touristes » à la lecture des avis TripAdvisor et des témoignages d’autres blogs;
  • un autre village flottant, celui de Kampong Khleang situé à une cinquantaine de kilomètres : la destination est un peu éloignée mais semble de fait plus préservée du tourisme.
  • le village sur pilotis de Kampong Phluk à une trentaine de kilomètres et proche du groupe Roluos (Angkor), permettant facilement d’organiser une demi-journée de visite avec un Tuk-Tuk (négocié à 12 USD). Notez qu’une balade d’1h en bateau sur le Tonle Sap depuis Kampong Phluk coûte 20 USD par personne (ou 21 USD si le guichetier veut se mettre 1 USD dans la poche). Le prix étant assez exorbitant au regard du temps de parcours et comme nous prévoyions de faire ce type de tour quelques jours plus tard à Kampong Chhnang (village flottant) pour seulement 5 USD de l’heure par personne, nous avons naturellement passé notre tour. Mais ce n’est pas pour autant que nous avons zappé la visite, grâce à notre astuce racontée ci-dessous.

Notre aventure et astuce pour visiter Kampong Phluk

Après la visite du groupe Roluos (temple d’Angkor) non loin de là, le chauffeur Tuk-Tuk nous dépose à Kampong Phluk, où il nous montre le guichet d’achat des tickets bateau. Ne voulant pas faire l’excursion en bateau, nous nous promenons un peu autour du village à pied. Mais je suis vite déçue car je pensais pouvoir apercevoir des maisons sur pilotis, et là il n’y a rien à voir du tout. D’ailleurs c’est bizarre… s’il faut y accéder en bateau, où sont les bateaux ? Il n’y a aucun bateau à cet endroit.

Étonnée, c’était sans compter sur notre application GPS où l’on se rend compte que nous nous trouvons à près de 10 km de Kampong Phluk. Je demande donc au chauffeur de continuer la route jusqu’au village. Il nous répond que c’est loin… et blablabla mais lui faisons comprendre que nous avions à la base négocié d’aller jusqu’au village (d’où l’importance de bien se mettre d’accord avec votre chauffeur AVANT de partir).

On continue donc sur un chemin de terre très revigorant et je commence enfin à voir des bateaux, beaucoup de bateaux et des Tuk-Tuk attendant le retour des touristes. Notre chauffeur nous arrête encore, cette fois à l’embarcadère des bateaux. Toujours pas de village. Je regarde le GPS, le village est à 1,5 kilomètres. OK, je décide de suivre les bateaux en longeant la rive du Tonle Sap à pieds. On verra bien où cela nous mènera.

Au bout de plusieurs centaines de mètres, mes yeux de lynx semblent apercevoir au loin des constructions (où alors est-ce mon envie de voir ces maisons qui me fait halluciner ?). Nous continuons à marcher et… le voilà, le fameux village de Kampong Phluk !

Ce n’était pas si compliqué en fin de compte. Des enfants jouent dans l’eau, nous avons droit à nos « Hello ! » de la part des petits et des grands, nous prenons notre temps pour observer les constructions, un match de volley-ball et la vie de ses habitants. Sur le chemin, nous ne croisons aucun autre touriste, ils sont tous dans les bateaux. Certes, nous n’avons pas navigué entre les maisons, mais je ne regrette pas du tout !

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