Résumé de notre excursion de 2 jours et demi dans le fameux salar d’Uyuni

Le choix de la compagnie de bus pour se rendre à Uyuni, dans le sud-ouest de la Bolivie, ne fut pas chose aisée. Faut-il aller directement à Uyuni, malgré la route qui semble chaotique ? Faut-il prendre l’autre route, plus longue, et faire une pause à Sucre ou Potosi puis reprendre un bus ? A savoir que la première route avait fait plusieurs morts lors d’un trajet durant lequel le chauffeur s’était endormi en 2014…

Et bien c’est finalement cette route que nous prendrons ! Nous quittons La Paz pour prendre un bus de nuit, avec la compagnie TodoTurismo, compagnie transportant quasi-exclusivement des touristes. Au programme, plus de 500 kms, avec les 180 derniers se faisant sur une piste…

Route d'Uyuni
Le trajet se fera finalement plutôt bien. Il faut dire que les vitres étant gelées depuis l’extérieur (et donc un froid de canard dans le bus), on ne pouvait pas vraiment voir dans quel environnement le bus roulait…  et Christelle ne sera même pas réveillée par les secousses des derniers kilomètres…

Nous arrivons donc à Uyuni de bon matin. Uyuni, ville bouillonnante et trépidante…

Ville d'Uyuni
Le lieu de la prochaine saison de Walking Dead ?

Arrivés à l’hôtel, avec la seule envie de prendre une douche, à peine assis sur le lit, panne d’électricité… qui durera quelques heures… ça attendra donc.

De ce fait, nous commençons notre quête d’une agence pour partir en excursion dans le salar d’Uyuni, le but de notre visite. Après avoir fait plusieurs agences, nous décidons de partir avec la seule agence proposant à la fois des guides, et des guides anglophones. Le nom de la compagnie : Red Planet.

Résumé de nos 2 jours 1/2 dans ces lieux insolites.

Premier jour :

Premier arrêt dans le « cimetière de trains » aux abords du salar. Rien de bien particulier, si ce n’est quelques clichés sympas.

Par la suite, petite pause dans un restaurant fabriqué entièrement à partir de sel :

Restaurant de sel - Uyuni

Avant de reprendre la route et d’arriver finalement dans le salar lui-même. Ci-dessous la description issue de Wikipedia reprenant les principales informations sur le site :

Cette étendue de sel est située à 3 658 m d’altitude. Avec une superficie de 10 582 km, elle constitue le plus vaste désert de sel du monde et représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète. Ses dimensions sont de 150 kilomètres sur 100. Le sel est exploité, mais la production annuelle d’environ 25 000 tonnes ne risque pas d’épuiser les 64 milliards de tonnes estimées du gisement (en effet, l’épaisseur du sel varie de 2 à 120 mètres, selon les endroits).

Nous nous engageons donc sur une étendue de sel qui semble sans fin (jeu de mot inside).

Route sur le salar d'Uyuni
Salar d'Uyuni

Nous roulions tranquillement, quand tout d’un coup, des dinosaures se mettent à poursuivre notre groupe !

Salar d'Uyuni
Et forcément, qui n’arrive pas à s’en sortir…?

Salar d'Uyuni

Bon, comme vous vous en doutez maintenant, le salar est également connu pour les clichés qu’il est possible d’en tirer. C’est donc l’heure de la séance photo :

La journée se poursuit avec la visite de l’île d »Incahuasi, île perdue au milieu du salar.

La première journée se termine et il est temps de découvrir l’hôtel de sel dans lequel nous allons passer la nuit. Je précise qu’il sera impossible de se doucher durant toute la durée de l’excursion.

La soirée ne se finira pas simplement par le repas. Le jour de notre arrivée coïncide avec la date d’une fête locale. Et le maire du village a gentiment invité tout notre groupe. S’en suivirent quelques danses assez irréalistes autour du feu avec les locaux et l’orchestre local qui furent néanmoins de grands moments de fun… un de mes meilleurs souvenirs de notre voyage à ce jour !

Ci-dessous, ma petite vidéo filmée en caméra cachée…

Deuxième jour  :

Le deuxième jour ne se passe plus dans le salar, mais dans des lieux plus désertiques.  Au programme notamment, des lacs où l’on peut apercevoir des flamants roses.

Un lac en particulier retiendra notre attention, le Laguna Colorada, avec son eau rouge et son nombre impressionnant de flamants roses (et de lamas) !

Lors de cette deuxième journée, nous aurons également la possibilité de voir l’Arbol de Piedra et son environnement :

Arbol de Piedra - Voyage en Bolivie

Pour finir en beauté, nous monterons à 4 995 mètres d’altitude pour visiter l’intérieur d’un volcan où nous pouvons voir quelques geysers. Odeur d’œuf pourri garantie !

La seconde nuit sera aussi surréaliste que la première. L’agence que nous avons choisi présente l’intérêt de s’aventurer plus loin que les autres agences le second soir et de « privatiser » les sources d’eau chaude (qu’une horde de touristes visitera le lendemain à vitesse éclair). Après le repas, nous prenons donc les lampes de poche (ou les portables) pour trouver ce bassin, situé à une centaine de mètres de l’hébergement. On se change dans des vestiaires de fortune, sous une température de 0°, pour aller se relaxer dans une eau à 40°, dans le noir le plus complet. Impossible de savoir qui nous entoure sans communiquer. Après avoir mis ma tête sous l’eau, je me suis aperçu 2 minutes après que mes cheveux étaient gelés ! Comme si je les avais trempés dans un pot de gel!
Pour compléter le tout, nous avons une vue imprenable sur la voie lactée… je n’avais jamais autant vu d’étoiles de ma vie… Comme la veille, un de mes meilleurs souvenirs à ce jour.
Bon, je ne vous raconte pas le moment où il faut sortir de l’eau et se rhabiller dans la quasi-obscurité, c’était quand même moins glorieux…

Source d'eau chaude - Voyage en Bolivie
Le bassin au lever du soleil, avant le débarquement d’autres touristes…

Troisième jour :

Le dernier jour sera très rapide puisque nous devons rejoindre le Chili et plus précisément San Pedro de Atacama en début d’après-midi.

Tout juste le temps d’aller voir le désert de Salvador Dali et le Laguna Verde (avec en fond son volcan le Licancabur), pas très vert au moment de notre passage, étant donné l’heure à laquelle nous y sommes allés.

Notre aventure se termine au poste frontière, qui il faut bien l’avouer, en jette un max… !

Poste frontière - Voyage en Bolivie

Comme ils disent là-bas, un voyage « Unboliviable » !

2 COMMENTAIRES

    • Merci Charlotte !
      C’était une destination dont beaucoup de monde parle sur les blogs etc… et effectivement, c’est pas si facile pour y aller mais ça valait le coup.
      On doit avoir fait un peu plus de 800 photos des lieux ! On va devoir faire une longue séance photos… 😉

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