Direction le « bout du Monde » en Patagonie, pour visiter Ushuaïa. Résumé des activités que nous avons choisi de faire sur place.

Avant notre arrivée dans cette ville, nous avions croisé quelques voyageurs qui, tout comme nous, se demandaient s’il fallait vraiment visiter Ushuaïa ou si le voyage servait juste à avoir la satisfaction d’être allé au bout du Monde.

Nous nous y sommes rendus en avion depuis El Calafate, cela revenant moins cher que de prendre le bus (compter environ 100€ en vol direct – cela évite également les multiples passages de frontière entre le Chili et l’Argentine) !

Voici ci-dessous ce que nous avons fait une fois sur place et mon verdict.

Visite de la ville d’ Ushuaïa

Ushuaïa est synonyme de « fin du monde ». Elle est en tout fière de se définir comme tel. C’est en réalité la dernière grande ville la plus au sud de la Patagonie. Il faut savoir qu’il ne s’agit pas du dernier lieu habité avant l’Antarctique, certains petits ports se situant encore un peu plus vers le sud.

Néanmoins, d’un point de vue purement marketing, Ushuaïa est bel et bien la ville au bout du Monde. Le nom de la région – Terre de Feu – a tout pour plaire, mais il est simplement tiré du fait que les premiers explorateurs aperçurent de nombreux feux allumés par les amérindiens depuis l’océan.

La ville en elle-même n’est pas exceptionnelle. Elle s’articule autour d’une rue principale, l’avenue San Martin, d’où partent également quelques rues perpendiculaires. L’essentiel de l’activité (dont les activités des agences touristiques) se concentre sur ces quelques artères près du port.

Pas facile également de se loger une fois sur place. Après un rapide tour des auberges de jeunesse et des hostels, nous avons vite compris que le logement ne serait pas donné. Une auberge proposait par exemple une nuit en dortoir à 40€ pour deux personnes  !

Excursion en bateau autour d’Ushuaïa

En partant du port, il est possible d’aller faire un petit circuit dans le canal de Beagle. Différentes agences vous proposent leurs services. Vous aurez le choix entre les grandes embarcations qui peuvent compter jusqu’à quelques centaines de visiteurs ou, pour légèrement plus cher, un bateau plus « intimiste » emmenant environ 20 voyageurs. C’est le choix que nous ferons.

Le principal intérêt de ce tour en bateau est d’y voir la faune locale avec par exemple les loups de mer, les cormorans (les « faux-pingouins »), et avec un peu de chance un albatros…

Autre passage obligé, le contournement du fameux phare rouge et blanc que vous avez certainement déjà vu : le phare du bout du Monde… Eh bien sachez que ce phare en périphérie directe d’Ushuaïa, nommé « Les Éclaireurs » (son nom est français), n’est pas le dernier phare avant l’Antarctique ! Encore un coup  marketing ! Le vrai « phare du bout du monde » se situe lui un peu plus loin et c’est ce dernier qui a inspiré le roman du même titre de Jules Verne.
Par contre, les deux sont pratiquement identiques, l’ordre des couleurs étant le même (les couleurs et leur ordre font office de code pour les marins afin de les prévenir des dangers à proximité).

Nous le savions avant d’embarquer, et il faut noter que notre accompagnateur / guide l’a également mentionné (assez étonnamment ? en blaguant sur le fait que nous avions déjà payé…).

Bon, malgré tout, le visuel reste assez sympa et assure tout de même la petite photo souvenir, avec ce jour-là un temps de fin du monde (quel comble) :

Le circuit se termine par la visite d’une île autrefois habitée par les Yamanas, un des peuples amérindien que les explorateurs européens ont réussi à faire disparaître en quelques dizaines d’années en bouleversant leur quotidien et en important malheureusement certaines maladies.
Les Yamanas, marins et pêcheurs, avaient un mode de vie très particulier de par l’environnement dans lequel ils évoluaient. Par exemple, ils vivaient quasiment nus, les vêtements ne pouvant sécher rapidement et donc ne les réchauffant pas dans un tel climat. Le simple apport de vêtements par les européens contribuera entre autres à leur extinction.

La visite du Parc National Tierra Del Fuego

Visiter Ushuaïa, c’est aussi passer au moins une journée au Parc National d’Ushuaïa, qui n’est situé qu’à quelques kilomètres de la ville. Il est accessible par bus, compter 300 pesos pour le trajet aller/ retour (par personne !).
L’entrée au parc coûtait 170 pesos, soit pratiquement la moitié du trajet en bus… cherchez l’erreur.

Pas de réelles difficultés quant aux parcours proposés sur place. Depuis le centre des visiteurs, on pourrait dire qu’il y a une partie Nord et une partie Sud. La plupart des visiteurs se font déposer à l’extrémité du Sud du parc afin de pouvoir remonter par la suite. Dans cette partie Sud, vous avez le choix entre plusieurs parcours, tous largement faisable en quelques heures, avec notamment le mirador Lapataia, la castorera (même si nous n’apercevrons pas de castors..) et la laguna negra.

Aller à Ushuaia

La partie Nord quant à elle permet principalement de longer le lago Roca.

Ushuaia Lac

Faut-il donc aller visiter Ushuaïa ?

Je dirais que si vous partez d’El Calafate ou de ses environs, alors oui, le petit investissement pour visiter Ushuaïa peut se justifier, mais uniquement si vous décidez de faire quelques une des activités proposées.
Faire une croisière d’une demie-journée, c’est sympa, mais faire le déplacement pour ne faire que ça ne semble pas très judicieux.
Le Parc National Tierra Del Fuego est assez charmant, bien que vous n’y verrez pas de faune et de flore exceptionnelle comparativement à d’autres parcs en Amérique du Sud.
Les agences de tourisme sur place proposent d’autres excursions que nous n’avons pas faites, avec par exemple la visite du Glacier Martial (nous avions fait le glacier Perito Moreno quelques jours auparavant), un petit tour dans « le train du bout du Monde », de la plongée sous-marine…

Si vous êtes plus au Nord, à Buenos Aires par exemple, et que le billet d’avion commence à atteindre plusieurs centaines d’euros, je ne ferais pas forcément le déplacement.

A vous de voir !

Laisser un commentaire